Rémi Heym est directeur de la communication du CHU de Rouen. Résolument actif sur les réseaux sociaux et convaincu qu’ils sont fondamentaux, il a établi une stratégie de communication pour le CHU qui s’inscrit clairement dans la révolution numérique que nous vivons. C’est à ce titre qu’il répond aux questions de MedPics.

En tant que directeur de la communication du CHU de Rouen, quelle place accordez-vous aux réseaux sociaux à l’hôpital ?

Les Réseaux sociaux à l’hôpital rentrent, selon moi, totalement dans une stratégie globale de communication : les réseaux sociaux sont des outils très importants et incontournables aujourd’hui. Ils permettent de créer un échange, d’obtenir des avis de patients et d’entrer en contact directement avec eux.

Facebook permet également de communiquer auprès et avec le personnel de l’hôpital. En effet, le corps médical et soignant du CHU de Rouen interagit alors même que l’accès n’est pas possible à l’intérieur de l’hôpital. Ils partagent et commentent les actualités de l’hôpital et ceux-ci se mêlent à l’avis des patients.

Notre activité sur Twitter n’a pas la même vocation puisque nous ne touchons pas la même cible via ce réseau. Nous interagissons plutôt avec des associations, les ministères, les médias. Ce réseau est incroyable car il nous permet de communiquer des informations clés à une multitude d’interlocuteurs. Aujourd’hui, nous n’envoyons plus de communiqués de presse classiques, nous communiquons simplement les informations sur les avancées de la recherche et nos actualités via ce réseau et les médias les reprennent lorsqu’ils sont intéressés.

Nous sommes également présents sur YouTube, où nous publions une centaine de vidéos par an. Notre chaîne est une bibliothèque de contenus qui nous sert principalement à relayer des infos sur les autres réseaux.

Aujourd’hui, et ce pour répondre à cette révolution numérique que nous vivons, nous avons placé les réseaux sociaux au centre de la stratégie de communication globale du CHU de Rouen.

Selon vous, quels impacts ont les réseaux sociaux à l’hôpital ?

Les réseaux sociaux nous permettent directement de « prendre la température » : nous prenons connaissance des critiques positives et négatives pour faire avancer l’hôpital et améliorer la prise en charge des patients. Pour cela, nous avons une community manager. Bien sûr, les améliorations sont visibles sur le long terme, mais elles sont le plus souvent mises en place grâce aux critiques qui sont faites, car les avis des patients et des professionnels de santé sont fondamentaux dans notre environnement.

En revanche, il y a toujours une part du web qui reste incontrôlable. Nous faisons une veille constante sur ce qui se dit de nous sur le web, mais les réseaux sociaux sont libres de critiques négatives. Nous essayons néanmoins de leur répondre lorsque cela est possible.

Qu’est-ce qu’ils changent dans la pratique des professionnels de santé ?

Les professionnels de santé sont de plus en plus demandeurs de valorisation de leur activité sur le web, à l’heure où leurs pairs et leurs patients sont présents sur les réseaux sociaux. Le web est un moyen aujourd’hui pour eux de se rendre crédibles et d’être visibles. Finalement il est de plus en plus fréquent que les professionnels de santé aient une identité digitale professionnelle propre. Ce qui me parait effectivement fondamental pour eux puisque c’est un moyen d’information rapide et puissant, dont on peut parfois avoir peur, mais qui est aujourd’hui incontournable.

En parlant des réseaux sociaux, que pensez-vous de MedPics ? Le recommanderiez-vous aux professionnels de santé de votre CHU ?

Aujourd’hui l’échange entre professionnels et le partage de connaissances de santé sont primordiaux. Cependant, ce type d’appli pose le problème de la confidentialité et de respect de la sécurité des données. Mais finalement, je sais que MedPics respecte cela, puisque les photos postées par le corps médical sont non-nominatives et respectent donc complètement l’anonymat du patient.

Donc, pour répondre à votre question, oui je recommanderai aux médecins de s’intéresser à MedPics, car cette application permet d’échanger des avis différents en cas de doute sur un diagnostic et cela me semble bénéfique aux patients.

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