Lionel Reichardt est le blogueur et influenceur du monde de la e-santé. Son blog PHARMAGEEK attire aujourd’hui plus de 2 500 visiteurs uniques par mois. Il est également extrêmement actif sur twitter, avec presque 43 000 abonnés.

Lionel Reichardt

Du côté du patient, quelles sont les choses qui peuvent évoluer en sa faveur ?

Si on pense à des réseaux comme MedPics, c’est une solution de partage de contenus sécurisés dans des domaines authentifiés.

Les réseaux sociaux pour les professionnels de santé, c’est aussi un amplificateur de connaissances et un accélérateur de diagnostic pour le patient. Ainsi il peut être soigné plus vite et éviter l’errance thérapeutique à laquelle on assiste dans le cas de beaucoup de maladies rares, qui vont mettre des mois voire des années à être diagnostiquées.

Il y a une chose qui est intéressante avec les réseaux sociaux à la fois pour les pros de santé et pour les patients, c’est la notion de crowdsourcing. Il permet de prendre contact avec des millions de médecin à travers le monde, contribuant ainsi à accélérer le diagnostic. C’est le cas de la plateforme crowdmed, qui permet aux médecins de travailler sur les maladies rares et de poser les dossiers sur lesquels ils ne trouvent pas de solution. Cette plateforme fait appel à des médecins du monde entier, et de fait, contribue à l’établissement beaucoup plus rapide du diagnostic.

Que pensez-vous des RS à destination des professionnels de santé, utilisant des images ?

On sait bien que le sens d’une image est saisi bien plus rapidement qu’un texte.
Par définition, une image est donc un énorme vecteur de communication sur les réseaux sociaux.

De plus, il est clair que le médecin travaille sur beaucoup de données et notamment sous forme d’images. C’est le cas des radios et d’un certain nombre d’éléments qui peuvent être issus de l’imagerie médicale, mais aussi de données dermatologiques. Mais ce n’est pas tout, le visuel de l’état de santé du patient peut être aussi un sujet sur lequel le professionnel de santé aura besoin d’échanger. L’osculation est le fait de regarder, d’observer le patient et donc de collecter un certain nombre d’informations. Ces informations peuvent être visuelles, et donc partagées. Un médecin généraliste, par exemple, n’est pas forcément expert en matière de dermatologie et donc en interprétation de certaines images.

Par ailleurs, le partage de cas cliniques peut aussi contribuer à la formation des jeunes médecins, des jeunes professionnels de santé parce qu’ils ont besoin de regarder énormément d’image pour apprendre à déchiffrer et à décrypter.