Romain Mosnier, 33 ans, est interne en médecine générale, en 5ème semestre, aux urgences d’Orange. Féru de réseaux sociaux, il utilisait au départ Facebook pour pouvoir rester en contact avec d’autres professionnels.

Pourquoi utilisez-vous MedPics ?

Avant de commencer ce cursus, j’étais infirmier libéral. J’utilisais déjà beaucoup les photos pour pouvoir communiquer avec les autres médecins, comparer l’évolution des pansements etc… J’ai donc de suite adhéré à l’idée de MedPics.

Quel est votre usage de l’appli ?

Je l’utilise tous les jours pour regarder les cas, aiguiller les autres utilisateurs si je peux. Et de mon côté j’en poste un ou deux par semaine. Même pour des cas très particuliers de médecine interne, j’ai pu prendre des photos de bilan biologique ou radiologique. Prendre une photo du patient paraît évident mais ce n’est pas forcément ce qui est visible qui est intéressant, c’est même bien souvent le contraire.

Connaissez-vous beaucoup d’autres utilisateurs ?

En fait, on utilise beaucoup MedPics dans mon service ! Mes collègues n’ont pas forcément le temps de se connecter, de faire le speech qui va avec l’image, donc ils me gardent les photos pour que je les poste. Ils peuvent ensuite suivre eux-mêmes l’évolution des commentaires sur ordinateur avec l’url : voir ce que les autres ont dit, ce qu’ils ont pensé, ce qu’ils auraient fait… Souvent, on a une réponse en moins d’une heure car il y a toujours quelqu’un sur l’appli. Les trois quarts du temps, nous sommes sûrs du diagnostic et on veut simplement partager le cas, car c’est bien dans cette idée que l’application est intéressante.

Vous souvenez-vous d’un cas où MedPics vous a été particulièrement utile ?

Un cas, pour le coup très visuel, m’a beaucoup posé question. Un jeune homme est arrivé avec des lésions cutanées multiples qui ne le grattaient pas du tout. Avec un de mes chefs nous pensions à une syphilis secondaire, sans être tout à fait sûrs : il m’a proposé de mettre des photos sur MedPics pour prendre un avis ! Et en moins d’une demi heure, on a eu une réponse complètement différente de la nôtre. On nous a indiqué une gale profuse, qui s’est révélée être le bon diagnostic puisqu’on a appris ensuite que le frère du patient avait également été contaminé.

Pourquoi et à qui recommanderiez-vous l’application ?

A tout le monde ! Aux praticiens hospitaliers, qui ont toujours l’impression d’être à distance de ce qui se fait en ville ; aux libéraux pour ne plus être isolés ; aux étudiants, pour se former (en particulier aux internes MG qui n’ont que 6 stages et donc pas la possibilité de voir tout ce qui se passe dans d’autres spécialités). Et aussi aux kinés et ostéos, j’en connais beaucoup qui l’utilisent. C’est une application très pluridisciplinaire, qui peut aider nombre de professionnels de santé !

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