Médecin généraliste dans la région nantaise, le Dr Jean-Jacques Fraslin a une activité libérale dense, qu’il partage avec son associé. Très actif sur internet depuis toujours, il est également un tweetos connu et reconnu !

Quel est votre usage de MedPics ?

Je vois entre 40 et 45 personnes par jour donc je sélectionne les outils que j’utilise : il faut qu’ils soient ergonomiques, pratiques et m’apportent quelque chose. C’est le cas de Doctolib et de MedPics.

L’échange sur des cas médicaux n’est pas nouveau pour moi, j’ai longtemps utilisé la liste de diffusion MgClinique sur la pratique clinique généraliste, modérée par le Dr Dominique Dupagne. Mais il y a surtout des généralistes, on discute en vase clos. J’ai aussi utilisé Twitter comme d’autres médecins avec le hashtag #DocToctoc . L’avantage par rapport à MgClinique, c’est qu’on a des réponses de spécialistes Aujourd’hui, pour des raisons de confidentialité médicale, je publie mes cas cliniques sur MedPics. Je conserve Twitter, qui est davantage dans l’instantanéité, pour des questions médicales rapides.

Pourquoi l’utilisez-vous ?

L’appli est tout à fait adaptée au smartphone et à la tablette, elle est ergonomique, un peu moins sur PC. Plusieurs milliers de médecins sont déjà abonnés. Pour publier, je préfère être sur ordinateur, là où se trouvent mes dossiers médicaux. Je prends beaucoup d’images depuis longtemps de lésions dermatologiques des patients. Sur MedPics on commence par mettre une image anonymisée : photo, ECG, radiographie, scanner, mais aussi une copie d’écran de résultats de biologie, on ajoute une description sommaire, une question et on publie. MedPics permet de partager facilement et rapidement avec d’autres les cas intéressants dont on connait le diagnostic, mais aussi d’avoir des hypothèses de la communauté sur des cas plus mystérieux.

L’intérêt de MedPics, c’est de voir des cas courants mais intéressants pour les étudiants en formation, mais également des pathologies plus rares. Il n’y a pas de surenchère comme sur d’autres supports. Pour autant, on rencontre de temps en temps des cas dont on avait une connaissance uniquement livresque. C’était le cas récemment d’un enfant avec un bézoard documenté par une image scanner impressionnante. C’était exceptionnel.

Pourquoi et à qui la recommanderiez-vous ?

A tous les médecins, les étudiants, ceux qui veulent se former, continuer à apprendre, à se perfectionner, mais aussi à ceux qui sont curieux, à ceux qui veulent partager leur expertise et leur expérience. Quand on est médecin seul, ou même associé, on a souvent besoin d’aide devant des cas médicaux plus ou moins complexes ou atypiques.

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