2eme opus de notre série Dessine moi ta fac idéale(#DMTFI) en partenariat avec l’ANEMF. Sarah Abid étudiante en 4eme année à la faculté de médecine de Grenoble nous fait part de sa vision de la fac idéale et de ses améliorations.

Réorganiser et améliorer l’enseignement ?

Avec l’ère du numérique, nous pourrions encore plus améliorer l’enseignement médical. Partir de l’Anatomie en 3D sur un organe précis comme par exemple la thyroïde :
C’est-à-dire faire de la physiologie avec les animations nécessaires, une vidéo montrant l’hormone PTH circulant dans le sang puis ses actions sur les différents organes et ensuite les actions de l’hypercalcémie dans le corps : cerveau, os, rein, appareil digestif, cœur… avec les différents moyens de voir les manifestations de l’hypercalcémie : l’ECG , échographie rénale/ ASP/ scanner abdominal sans injection pour voir les lithiases rénales …

En bref, rendre vivant le fonctionnement de l’organisme grâce aux outils pédagogiques d’aujourd’hui … Certes cela prendra beaucoup de temps à être créé mais cela permettra une meilleure compréhension globale d’une pathologie et de manière assez transversale.

Comment vois-tu cette réorganisation ?

Commencer en deuxième année et continuer en troisième et quatrième année en faisant un système : “cœur 1 : troubles du rythme, cœur 2 : ischémies … etc”, tout ça de manière interactive et numérique. Les collèges qui sont des outils assez complets seront aussi utilisés en parallèles, cela permettra d’avoir une meilleure vision des choses, et plus de compréhension des processus physiopathologiques…

La cinquième année sera l’année de la mise en pratique : les cours seront toujours disponibles (en plus des collèges) sur l’espace personnel des étudiants. Toute l’année des cas cliniques (notés le vendredi) qui permettront de mettre en pratique toutes les connaissances acquises :
1 semaine l’appareil cardio-respiratoire défaillant, l’autre semaine l’insuffisance rénale et ses complications…

Ce qui manque c’est d’aller en profondeur des choses et remettre l’anatomie et la physiologie au cœur de la médecine : comment savoir si le corps ne va pas bien lorsqu’on ne connaît pas tous les ressorts d’un organisme normal ?
Dans ma faculté, la physiologie et l’anatomie sont vues en première année (celle du concours) seulement c’est loin d’être suffisant ! Et les méthodes d’imagerie méritent d’être mieux comprises grâce aux différentes techniques chimiques et physiques… Il faudrait avoir un module d’imagerie et de pharmacologie +++ dans chaque domaine étudié.

Enfin je trouve essentiel d’avoir des modules de psychologie au cours des stages, savoir comment aborder/se comporter face à un patient, l’attitude à avoir, bref tout ce que l’on apprend pas !
A ce sujet, la fac de Grenoble est en train de travailler sur des ateliers de simulation face à des patients, ces derniers seront joués par des étudiants. Je trouve l’idée excellente !
Les stages de la faculté sont vraiment bien organisés, certes on ne passe pas dans tous les services mais au moins on y reste 3 mois le temps de comprendre comment tout fonctionne, et c’est en rapport avec les cours travaillés donc c’est top !

Des frustrations ?

Après tout ce que j’ai évoqué, il reste des idées ! Mais il y a un ressenti d’inachevé lorsque l’on apprend une pathologie, les traitements… Nous sommes nombreux à partager ce sentiment, on essaie de compenser par des recherches personnelles mais nous aimerions en amont avoir une explication claire du fonctionnement et du dysfonctionnement de tel organe…

En conclusion les cours à l’université viendront expliquer des choses en plus de ce que l’on apprend dans les livres, en intégrant le numérique, les vidéos de patients… (Ce qui existe déjà en neurologie par exemple )

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