Médecin biologiste thésée depuis bientôt 6 ans, Géraldine Jacob est ancienne interne des hôpitaux de Paris avec une spécialisation en bactériologie. Elle exerce en biologie polyvalente dans un laboratoire privé de biologie médicale indépendant situé à Bourges.

Comment avez-vous connu MedPics ?

Grâce à un article paru dans la presse professionnelle. J’ai tout de suite été emballée à l’idée d’avoir un outil de formation continue gratuite et collaborative, accessible sur Smartphone !

Quel est votre usage de l’appli ?

En tant que lectrice, j’utilise l’application pour ma formation continue. Je consulte au moins une fois par semaine les cas publiés, souvent en soirée, ils m’entrainent à raisonner sur des situations cliniques auxquelles je ne suis pas forcément confrontée dans ma pratique quotidienne de biologiste, de façon ludique et pratique. Certains cas trouvent un écho immédiat : des cas pour lesquels le diagnostic repose quasi exclusivement sur la biologie ou en dermatologie où le laboratoire est souvent sollicité pour l’orientation diagnostique.

Le cas échéant, lorsque les cas comprennent un bilan biologique, j’essaye d’apporter ma contribution personnelle, on peut parfois exploiter “à fond” certaines données du bilan biologique de par notre expérience technique et médicale. En pratique, c’est ce que j’essaye de faire au quotidien, au moyen de conclusions personnalisées sur les comptes rendus d’analyse ou de modification de prescription, mais parfois l’exercice est difficile car nous traitons un grand nombre de dossiers quotidiennement, pour lesquels on ne dispose pas forcément du contexte clinique pertinent.

Et lorsque vous publiez des cas sur Medpics ?

Dans ce cas, l’objectif est avant tout pédagogique et pour cela l’outil est vraiment génial. La biologie médicale, en tant que spécialité technique, reste méconnue des autres spécialités médicales. Nombre de confrères ont une image déformée de la biologie, très « industrielle » et éloignée de la « vraie » médecine. Les cas que je poste sont variés : des bilans, des frottis sanguins, des images de patients venus au laboratoire se faire prélever. C’est toujours enrichissant de voir l’approche différente selon les réponses de chacune des spécialités représentées.

Vous souvenez-vous d’un cas emblématique ?

Oui, les fesses d’un homme embroché à la fourche par un fermier mécontent. A croire que je suis un peu nostalgique de mes gardes d’externe aux urgences !

En tant que biologiste médical et dans le cadre de la règlementation, vous avez pour obligation de rendre compte d’un quota de service rendu ou de collaboration avec des cliniciens. MedPics vous facilite-t-il cet échange ?

Effectivement, la loi de 2013 portant réforme de la biologie médicale a renforcé le caractère médical de notre spécialité et a rappelé la nécessaire coopération avec les médecins cliniciens prescripteurs. Notre management de la qualité intègre des indicateurs qualité portant sur les relations que nous entretenons avec nos prescripteurs locaux (envoi de newsletters biologiques, présentations sur des thématiques variées, interprétations personnalisées et suggestions d’examens complémentaires, traçabilité des appels téléphoniques,…). MedPics étant un outil de relation interprofessionnel déconnecté dans le temps et l’espace, je ne l’avais jusqu’à présent pas vu sous cet angle, mais je retiens l’idée !

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