Jimmy est étudiant en 5e année de médecine à Nantes. Il est ambassadeur MedPics et s’est découvert une passion depuis peu de temps pour la politique de santé.

Comment as-tu connu MedPics ?

J’ai connu MedPics en me perdant entre 2 items de dermatologie, lors de ma 70ème pause journalière, lorsque j’ai voulu rechercher des images correspondant aux pathologies que j’étudiais sur ma tablette.
C’est alors que j’ai découvert un univers bien plus grand que la dermatologie.
Je me sers de l’application principalement pour me lancer des défis en essayant de trouver, avant de lire les commentaires correspondant aux images, les pathologies ou prises en charge de celles-ci. 

Peux-tu nous raconter ton parcours ?

Contrairement à nombre de mes camarades, l’idée de m’orienter en médecine n’a pas été une évidence ni même un rêve de petit garçon. Il m’a fallu attendre le lycée pour esquisser, l’idée d’être médecin. En revanche, la détermination d’y réussir était présente dès après le BAC et, avec du recul, comme beaucoup d’entre nous, je ne me verrais dans aucune autre discipline. Un mélange entre passion et profession, entre désir altruiste de soigner, et égoïsme de se pousser au meilleur, avec toujours en tête, l’efficacité auprès des patients. 

Je suis actuellement en fin de 5ème année, toujours plus difficile que la précédente. Toujours avec l’envie de boire et d’ingurgiter toutes ces connaissances passionnantes mais la quantité fait qu’on s’enivre assez vite, jusqu’à en avoir mal à la tête et avoir envie de rester au lit pour faire une pause.
Que nenni, pas le temps, il faut travailler pour avoir un classement « raisonnable » à l’ECN pour au moins faire une spécialité à son goût.

Dans quelle spécialité voudrais-tu exercer plus tard ?

Pour ma part, j’aimerais, dans la mesure du possible, faire de la chirurgie orthopédique et traumatologique. Un mélange entre manuel et intellectuel, entre technique et relationnel. Je ferai tout pour ne pas être la caricature du « chirurgien distant n’aimant que le bloc et fuyant les patients ». C’est très important pour moi car un bon médecin doit autant être bon dans le rapport à la maladie que dans celui avec le patient.
Dans le meilleur des cas, si mon classement me le permet, j’aimerais également une ville proche de la mer près de laquelle j’ai grandi. Pourquoi ne pas rester à Nantes, ou rejoindre Bordeaux ou Montpellier.
Ma deuxième option, qui n’en est pas une, est celle de la médecine générale. Attirante justement par son aspect relationnel, par sa globalité et sa polyvalence. Je considère cette spécialité comme pilier de notre système de soins.

Voudrais-tu nous parler de ta seconde passion ?

Depuis peu, sur les réseaux sociaux, en particulier Twitter, je me suis découvert une seconde passion, assez chronophage: Celle de la politique de santé.
Discuter, s’informer, débattre, échanger avec des étudiants ou actifs, d’origines professionnelles variées m’a fait prendre conscience d’une part de la richesse des idées de tous et d’autre part de la volonté de changer un système qui, bien que parmi les meilleurs du monde, reste largement imparfait. 

Je ne suis qu’au début de l’idée mais je souhaiterais durant l’été, composer une sorte de projet de santé, collaboratif, « pour le fun » et sans prétention de manière à concrétiser ces échanges, ces solutions parfois toutes trouvées et évidentes auprès des acteurs concernés, mais solutions trop peu souvent étudiées.
Le système de santé est vaste et son champ de modifications tout autant, voire plus. Je suis parfois tenté par la politique de santé et uniquement par celle-ci. Mais la passion de la médecine et du rapport à la personne est une chose bien difficile à laisser de côté en ce qui me concerne.

Une dernière phrase ?

Je souhaite à ceux qui veulent se lancer en médecine, ou même en santé de se donner à fond pour faire ce qu’ils désirent. Et à ceux qui sont déjà dans la course de tenir jusqu’au bout (il paraît que ça en vaut le coup !).

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